Les livres de A6A, architectes

"Nous concevons l’atelier comme le lieu de la construction d’une pensée. Le notre s’organise autour de trois architectes unis par une même volonté. Celle de défendre ensemble une approche du projet à la fois rationnelle et intuitive. De prendre le temps de débattre chaque idée et de questionner chaque trait, à la recherche d’une architecture enracinée, où singularité et matérialité riment avec honnêteté.

Conscients de notre responsabilité dans l’acte de construire, nous tenons à concevoir et à réaliser, avec exigence et respect. Nous croyons l’architecture capable d’émouvoir et de communiquer des valeurs. Joie, générosité et simplicité font partie de celles que nous nous efforçons d’exprimer à travers des architectures sereines, silencieuses, qui transmettent l’engagement et le plaisir avec lesquels elles ont été pensées."

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Trois livres ont été sélectionnés par associés.

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/ L’usage du monde, de Nicolas Bouvier

Livre incontournable de voyages, ponctué de magnifiques dessins, comprendre le monde en le parcourant.

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/ Simplifions, de Bernard Quirot, éditions Caryatide

Vision critique de la société actuelle et par là même de l’architecture et de son apprentissage.

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/ Celui qui n’écrivait pas, textes d’Alvaro Siza, éditions Parenthèses

Extraits de texte et dessins de l’architecte, réunis dans un volume qui peut se lire en fragments.

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/ La casa de verano, de Masashi Matsuie, éditions Libros del Asteroide (originel en japonais, ici en espagnol, pas de traduction en français pour l’instant)

L’histoire se déroule durant un été où l’atelier qu’un jeune architecte vient d’intégrer s’installe, comme chaque année, dans la maison de leur patron à la montagne, loin de la chaleur. Ici, il découvre l’importance du travail en équipe, du rôle de chaque pièce de l’engrenage, le tout mis en scène dans un Japon des années 80, qui semble se chercher lui même, entre tradition et modernité. Un éloge du travail accompli avec patience, amour et une vision à long terme. Un récit sur l’apprentissage tiré de ses réussites comme de ses défaites.

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/ Aromas, d'Eduardo Chillida

Des courts textes / réflexions du sculpteur, qui parlent autant de matière, d’espace et de temps. Le livre est ponctué de ses dessins, réalisés sous différentes techniques. Une magnifique entrée en matière pour mieux rencontrer l’artiste et sa manière de projeter.

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/ Los asquerosos, de Santiago Lorenzo

Le récit d’une fuite où le protagoniste, après après avoir blessé un policier, quitte la ville et se réfugie dans un village abandonné dans l’Espagne profonde. Il apprend à survivre grâce à ce qui l'entoure, son potager, quelques livres qu’il trouve dans la maison qu’il occupe, et les colis que son oncle (seul contact sur terre) lui envoie de temps en temps. Cette forme de paix et d'autonomie est menacée lorsqu’une famille citadine arrive pour passer l’été, avec tous leurs «luxes» du quotidien. Une réflexion sur la liberté individuelle dans cette société de consommation parfois très incohérente. Une vision nostalgique de la vie rurale, à laquelle nous étions encore bien attachés il y a à peine deux générations. 

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/ Penser l’architecture, de Peter Zumthor, éditions Birkhäuser

Très beau livre qui dévoile de manière intime la vision de l'architecture de Peter Zumthor. Des textes forts et évocateurs dans lesquels l’architecte insiste sur le rôle des sens, l’émotion comme finalité, la mémoire des lieux et des matériaux, et enfin sur cette quête d’une architecture signifiante et intemporelle. Ce petit ouvrage fait aussi écho à un voyage d’une semaine en camping-car à travers la Suisse avec mes associés architectes Roberto et Michel. Ce voyage fut évidemment ponctué de nombreuses visites de bâtiments et de rencontre d’architecte. À conseiller et à refaire !

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/ Les villes invisibles, d’Italo Calvino

Un Dialogue poétique prenant la forme d’un échange entre Marco Polo et l’empereur Kublai Khan, où Marco Polo décrit des villes imaginaires parcourues, toutes différentes mais irréelles, servant de miroir aux désirs et aux illusions humaines. Chaque ville est une métaphore du temps, de la mémoire, du langage, du pouvoir, du désir… Elles représentent des aspects multiples de la condition urbaine. À travers ces descriptions, Italo Calvino interroge les contradictions de nos sociétés, le rapport entre langage et réalité, et la manière dont nous construisons le sens du monde par nos récits et nos imaginaires.

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/ La route (Les vagabonds du rail), de Jack London

Une autobiographie d’aventure où Jack London raconte sa jeunesse de vagabond (18 ans) dans l’Amérique du Nord des années 1890, lorsqu’il voyageait clandestinement dans les trains de marchandises. Le récit nous plonge dans l’univers des marginaux, avec leurs codes et leurs dangers. À travers ses expériences, il dénonce bien évidemment les inégalités sociales de l’époque, mais célèbre aussi la liberté sauvage, l’envie de découvrir le monde et l’esprit d’aventure.